UA-62488107-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Théologie

  • St Thomas d'Aquin

    Le soin de son âme [de saint Thomas d'Aquin] fut toujours la première et la plus importante de toutes ses occupations. Trouve-t-il dans la carrière des sciences de ces nuages épais, que toute la vivacité et l’application de l’esprit ne sauraient dissiper ? Ce n’est point pour lui une raison de négliger les exercices de piété sous le prétexte spécieux de donner plus de temps à l’étude : au contraire, alors il va à la source des lumières, il a recours à l’oraison. Lui arrive-t-il de n’y être point éclairé ? Il ranime sa ferveur et supporte ses ténèbres avec patience, sacrifiant au Dieu qui se cache, avec autant de zèle qu’au Dieu qui se manifeste. […]

    L’ambition d’acquérir de nouvelles connaissances ne prit jamais rien dans notre saint Docteur sur la régularité la plus scrupuleuse à tous les exercices de son état : chez lui l’étude a ses heures réglées ; mais tous les autres devoirs ont aussi chacun leur temps marqué. À quoi me servira, disait-il, la science qui enfle, si je n’ai pas la charité qui édifie ?

    Massillon, Panégyriques, Sermon pour le jour de st Thomas d’Aquin, Paris, Les Frères Estienne et Delalin, 1776, p. 376-377.

  • Philippe Oswald et le Dictionnaire encyclopédique de Marie

    Philippe Oswald et le Dictionnaire encyclopédique de MarieCapture d’écran (3).png

    Dans le commentaire du Dictionnaire encyclopédique de Marie, paru chez Desclée de Brouwer le 2 avril 2015, Philippe Oswald écrit sur Aleteia

    "Vous allez adorer – pardon, vénérer ! – le Dictionnaire encyclopédique de Marie. [...] Une cathédrale ! On y entre, comme dans tout dictionnaire, par n’importe quelle porte et l’on s’y promène, de trouvaille en trouvaille, de ravissement en ravissement, en ne souhaitant qu’une chose : ne plus en sortir."

    Il souligne plus loin que le Dictionnaire encyclopédique de Marie "permet de parcourir une véritable « géographie » de la présence mariale sur deux millénaires et cinq continents, mais encore un large éventail de disciplines".

    Après avoir évoqué la préface du cardinal Barbarin, il ajoute que "toutes les occasions sont bonnes pour s’émerveiller : les sanctuaires, oratoires, chapelles, ermitages, églises, collégiales, basiliques, cathédrales placés sous un vocable marial, les chefs-d’œuvre de sculpture, de mosaïque, de peinture, de littérature qu’elle a inspirés, les poèmes comme les traités théologiques qui lui sont dédiés, sans oublier la musique et le cinéma le plus contemporain, et jusqu’aux endroits les plus improbables", ces « ténébreux tréfonds » [qu'évoque Didier Decoin, de l'académie Goncourt, dans la quatrième de couverture] que sont Notre-Dame des houillères de Ronchamp, ou la fosse Notre-Dame de la Compagnie des mines d’Aniche, que vient visiter et éclairer « l’Étoile du matin ». Oui, a-t-on envie de chanter en virevoltant d’entrée en entrée (il y en a 6 500 !), « Reste avec nous, Marie », toi dont le « oui » a fait entrer Dieu dans le monde, toi dont l’humilité a terrassé Lucifer.

    D'autre part, Philippe Oswald est d'avis que l'on "peut déjà prédire sans risque d’être démenti que ce Dictionnaire encyclopédique de Marie, qui "s’adresse aux amateurs, au sens véritable et profond de ce terme, comme aux spécialistes des diverses disciplines mobilisées par cette somme théologique et artistique de culture mariale", "deviendra un « classique », un fleuron incontournable et indémodable, usé à force d’être consulté, de toute bonne bibliothèque".

    Bonne lecture en ce mois de Marie qu'est le mois de mai (on verra l'origine de cette dévotion à la notice correspondante).

  • Dictionnaire encyclopédique de Marie

    Dictionnaire encyclopédique de Marie

    Vous pouvez écouter une présentation sur Radio Espérance.

    Vous trouverez également deux pages dans le numéro de Famille chrétienne, du 2 au 8 mai 2015.

    Rappel du Dictionnaire paru le 2 avril chez Desclée de BrouwerCapture d’écran (3).png

  • Saint Thomas d'Aquin

    La sérénité du style, en apparence impersonnel, la démarche paisible de la raison donnant à chaque mot son sens le plus proche de l’intuition intellectuelle dont il est né, et par là même la plénitude de sa saveur, une puissance spirituelle quasi angélique, qui permet à saint Thomas de faire tenir dans les propositions les plus brèves des vérités sans nombre s’enchaînant les unes aux autres selon la hiérarchie elle-même des êtres réels, - tout m’était lumière dans ce que je lisais et c’est avec d’incessantes actions de grâce que je continuai ma lecture. […]

    Prier, comprendre, m’était une seule et même chose, l’un donnait soif de l’autre, et je me sentais sans cesse et jamais rassasiée.

    R. Maritain, Les grandes amitiés, Paris, D.D.B., 1949, p. 242-243.

  • Benoît XVI et saint Augustin

    Au début, au cours des deux premières années de philosophie, j’ai surtout été fasciné par la figure de saint Augustin, et puis aussi par le courant augustinien médiéval : saint Bonaventure et les grands franciscains, la figure de saint François d’Assise.

    Ce qui me fascinait surtout c’était la grande humanité de saint Augustin, qui n’eut pas simplement la possibilité de s’identifier avec l’Église, étant catéchumène dès le départ, mais qui dut en revanche lutter spirituellement pour trouver peu à peu l’accès à la Parole de Dieu, à la vie avec Dieu, jusqu’au grand « oui » prononcé à son Église.

    Ce chemin si humain, où nous pouvons voir aujourd’hui aussi comment on commence à entrer en contact avec Dieu, comment toutes les résistances de notre nature doivent être analysées attentivement et doivent être ensuite canalisées pour arriver au grand « oui » au Seigneur. Ainsi, j’ai été conquis par sa théologie très personnelle, présentée en particulier sous forme de prédication. Cela est important, car au début Augustin voulait vivre une vie purement contemplative, écrire d’autres livres de philosophie… mais le Seigneur ne l’a pas voulu, il l’a fait prêtre et évêque et tout le reste de sa vie, de son œuvre, s’est ainsi développé substantiellement dans un dialogue avec un peuple très simple. D’une part, il dut toujours trouver personnellement la signification de l’Écriture et, de l’autre, tenir compte de la capacité de ces personnes, de leur contexte de vie, et parvenir à un christianisme réaliste et en même temps profond.

    Benoît XVI, Aux séminaristes du Grand séminaire romain, 17 février 2007.

  • Une conférence sur le célibat sacerdotal

     

    SAINT-LOUIS D’ANTIN – ESPACE BERNANOS

    4, Rue du Havre - 75009 PARIS

    le mercredi 4 mai 2011 à 18 h 30

    CONFERENCE

    « A quoi sert le célibat sacerdotal ? »

    Par

     

    Monsieur l’Abbé Laurent TOUZE(*)

    Professeur de théologie spirituelle

    A l’Université pontificale de la Sainte-Croix à Rome

     

    Intervention

    du Père Gérard REYNAUD, orthodoxe

    et

    du Pasteur Alain JOLY, luthérien

     

    Conférence organisée par l’Association « Ecouter avec l’Eglise »

    et parrainée par l’Association « Des Prêtres pour toutes les Nations »

     

    Renseignements : treomoric@orange.fr

     

     

    (*) auteur du livre « L’avenir du célibat sacerdotal et sa logique sacramentelle»

    (livre disponible lors de la Conférence)

    *****

    Mgr Dominique LE TOURNEAU présentera et pourra dédicacer ses dernières parutions :

    Manuel de Droit Canonique

    Droits et Devoirs Fondamentaux des Fidèles et des Laïcs dans l’Eglise

    Poèmes Mystiques

     

    Le Père Michel VIOT vous proposera  et dédicacera ses Livres:

    Le Vrai et le FauxComprendre la Pensée de Benoît XVI (commentaire de sa deuxième Encyclique)

    De LUTHER à BENOÎT XVI – Itinéraire d’un ancien Franc-Maçon

     (son prochain livre qui sortira fin Avril)

     

    Information de dernière minute

    Suite à la Conférence sur PIE XII le 7 novembre 2010 Salle Rossini Paris XVIe les textes des Conférenciers ont donné lieu à l’édition d’un livre ayant pour titre « PIE XII et la Shoah le choix du silence ? » Des Juifs et des historiens témoignent. Disponible le jour de la Conférence au prix de 10 euros

     

  • 27 fevrier : la colere de Dieu

    adf3cc26eb00dd90b84eff971bc6f5c7.jpg    Quand saint Paul écrit aux Romains 1, 18 : « La colère de Dieu se manifeste du haut du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent la vérité captive... », on pourra, on devra dire - en tenant compte bien sûr de ce que le mot colère est une métaphore, un anthropomorphisme - que la colèrede Dieu est identique à son amour. Mais on aura seulement commencé de mettre les choses au point. Il faudra franchir un pas de plus, pour dire que la colère de Dieu, c'est son amour méconnu, tandis que la bienveillance ou la grâce de Dieu, c'est son amour reconnu : sans quoi on n'aura fait que passer de l'anthropomorphisme à l'agnosticisme, du vide au vide.

     

        Ch. Journet, Connaissance et inconnaissance de Dieu, Lyon, 1943, p. 62.

  • 1er janvier : Maternité divine de Marie

    Dans le passage de la Lettre aux Galates (...) saint Paul affirme :  « Dieu envoya son Fils, né d'une femme » (Galates 4, 4). Origène commente : « Observe bien qu'il n'a pas dit :  né par l'intermédiaire d'unecae747bfbd4a8210e8551d5ae8864b0c.jpg femme, mais :  né d'une femme » (Commentaire à la Lettre aux Galates). Cette profonde observation du grand exégète et écrivain ecclésiastique est importante : en effet, si le Fils de Dieu était né seulement par l'intermédiaire d'une femme, il n'aurait pas réellement assumé notre humanité, ce qu'il a fait, en revanche, en prenant chair « de » Marie. La maternité de Marie est donc vraiment et pleinement humaine. Dans l'expression « Dieu envoya son Fils, né d'une femme » se trouve résumée la vérité fondamentale sur Jésus comme Personne divine qui a pleinement assumé notre nature humaine. Il est le Fils de Dieu, il est engendré par Lui, et dans le même temps il est le fils d'une femme, Marie. Il vient d'elle. Il est de Dieu et de Marie. C'est pourquoi la Mère de Jésus peut être appelée et doit être appelée Mère de Dieu.

    Benoît XVI, Homélie, 31 décembre 2006.

  • 6 decembre : humilite face a Dieu (l'exemple de st Thomas d'Aquin)

    8347dce9e6f1348f87b4a6978819c66d.jpg

    Le 6 décembre 1273, trois mois avant de mourir, à la suite de l'extase qui lui vint à Naples pendant la messe, la plénitude divine, qui habitait le sommet de sa grande âme imperturbable et silencieuse, déborda soudain sur les puissances inférieures de son être navec une telle véhémence qu'il lui devint impossible de continuer d'écrire et de dicter ; et à frère Raynald, qui le pressait d'achever pourtant la Somme, il (st Thomas d'Aquin) répondit qu'il ne pouvait plus, que tout ce qu'il avait écrit lui semblait de la paille, omnia quae scripsi videntur mihi paleae.

    Ch. Journet, Connaissance et inconnaissance de Dieu, Lyon, 1943, p. 139.


  • 2 décembre : l'Avent

    L'Avent dit que nous devons apprendre notre humanité à la lumière dumedium_AnnonceBergers.manuscritXV.jpg mystère de l'Incarnation de Dieu. (...) Elle ne suffit pas à l'homme, la science qui, avec une pénétrante exactitude, décrit les structures et les mécanismes qui conditionnent son existence et ses actions. Ce dont l'homme a besoin, c'est de la Sagesse qui - seule - lui permet de comprendre le sens de cette existence humaine et d'orienter de manière adéquate ses propres actions.

    JEAN-PAUL II, <em>Homélie à la messe pour les universitaires</em>, 17 décembre 1981.