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Dominique Le Tourneau

  • Les chrétiens et la société

    Un chrétien n’est pas seulement une personne qui a la foi, mais aussi quelqu’un qui est appelé à être le levain et le sel de la société civile et politique dans laquelle il ou elle vit. L’Église par conséquent inculque à ses fidèles un profond sens de l’amour et du devoir à l’égard de leurs compatriotes et à l’égard de leur patrie. Elle les encourage à vivre en citoyens honnêtes et exemplaires et à travailler loyalement au progrès intégral de la nation dont ils sont fiers d’être les membres.

    Jean-Paul II, Discours aux évêques chinois en visite ad limina, 11 novembre 1980, n° 3.

  • Etat de péché mortel

    Si nous avions la foi et que nous vissions une âme en état de péché mortel, nous mourrions de frayeur.

    saint Curé d’Ars, cité par st Jean XXIII, enc. Sacerdotii nostri primordia, 1er août 1959, n°  57.

  • Efficacité de la vraie prière

    Mon hôte parut très peiné de mon indisposition : il s’empressa de chercher dans quelques vieux livres où il y avait des versets du Coran, et m’apporta un petit morceau de papier bien enfumé, sur lequel on avait écrit en caractères arabes une sourate ; il m’assura que c’était une très bonne médecine pour de pareilles indispositions ; il me conseilla de la copier sur une planchette qu’il m’apporta, puis / de laver cette écriture dans le d’eau et de boire celle-ci, ajoutant que bien certainement j’éprouverai du soulagement. [Que penser alors d’une vraie prière ?]

    Le voyage de René Caillé à Tombouctou et à travers l’Afrique 1824-1828 publié par Jacques Boulenger, Paris, Librairie Plon, 1932, p. 110-111.

  • Le réconfort de la Passion

    Lorsque je tombai malade et que l’on me transporta à l’infirmerie, j’ai eu beaucoup de chagrin. Nous étions deux à l’infirmerie. Les sœurs allaient voir Sœur N. Quant à moi, personne n’est venu me voir. Nous étions chacune dans une cellule à part. Les soirées en hiver étaient longues. Sœur N avait de la lumière et un poste de radio. Chez moi, il n’y avait pas de lumière. Je ne pouvais même pas préparer ma méditation. Deux semaines passèrent ainsi. Un soir je me plaignais au Seigneur que j’avais beaucoup de peine, car n’ayant pas de lumière je ne pouvais pas lire ma méditation. Alors le Seigneur me dit qu’Il reviendrait chaque soir et me donnerait les points pour la méditation du lendemain. Tous ces points portaient sur sa très amère Passion. Il me dit : « Pense à ce que j’ai souffert devant Pilate ! » Ainsi, pendant toute la semaine, j’ai médité la Passion. À partir de ce moment mon âme fut inondée de joie. Je n’avais plus besoin de visites, ni de lumière, Jésus me suffisait pour tout.

    Sœur Faustine, dans Maria Winowska, L’icône du Christ miséricordieux, Paris-Fribourg, éd. Saint-Paul, 1973, p. 80-81.

  • Les chrétiens et la patrie

    Les chrétiens sont plus utiles à la patrie que le reste des hommes : ils forment des citoyens; ils enseignent la piété à l’égard de Dieu, gardien des cités ; ils font monter jusqu’à une cité divine et céleste ceux qui vivent bien dans les petites cités de la terre.

    Origène, Contra Cels. 8, 73-74.

  • Le patriotisme

    La justice, en général, consiste à payer une dette à autrui ; payer une dette spéciale à une personne déterminée sera donc l’objet d’une vertu spéciale. Or, l’homme est débiteur, à un titre particulier, envers ce qui, par rapport à lui, principe humain d’être et de gouvernement. C’est ce principe que considère la piété, par le fait qu’elle rend un culte et des devoirs aux parents et à la patrie et à ceux qui leur sont unis. [...] La piété s’adresse à la patrie comme étant vis-à-vis de nous un certain principe de notre être ; tandis que la justice légale considère le bien de la patrie sous le point de vue du bien général. […] La piété est une certaine expression de l’amour envers les parents et la patrie

    Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique II-II, q. 101, a. 3 c, ad 3 et ad 1.

  • Regarder le Christ

    Ô âme chrétienne, regarde la face de ton Christ, lève les yeux et considère ses tourments, non sans pleurer, et dans la douleur de ton cœur, en poussant de profonds gémissements, vois quelles tribulations et quelles angoisses il a rencontrées, lorsqu’il te cherchait. Écoute, avec beaucoup d’attention, les paroles qu’il prononce au milieu d’une douleur si extrême, et après les avoir entendues, cache-les, comme un trésor précieux, dans l’initimité de ton cœur. Le voici étendu sur son lit cruel de mort, je veux dire sur sa croix. Conserve les dernières volontés de ton époux si tu veux obtenir l’héritage sans tache et sans flétrissure. Les paroles qu’il a proférées à ses derniers moments ne sont pas nombreuses, l’épouse du Christ qui le voudra, les pourra facilement conserver.

    Saint Bernard, La Vigne mystique 30.

  • Vocation de la France

    Dieu tout-puissante et éternel, qui avez établi l’empire des Francs pour être dans le monde l’instrument de votre sainte volonté, la gloire et le rempart de votre sainte Église, prévenez partout et toujours, de votre céleste lumière, les fils suppliants des Francs, afin qu’ils voient ce qu’il faut faire, pour étendre votre règne dans le monde, et qu’ils grandissent toujours en charité et en vaillance, pour accomplir ce que votre lumière leur aura révélé.

    Prière du IXe siècle citée par Charles de Foucauld, dans R. Bazin, Charles de Foucauld, explorateur du Maroc, ermite au Sahara, Paris, Nelle Cité, nelle éd. 2003, p. 480.

  • Le Je vous salue

    C'est l'Église qui a introduit les deux prénoms, Marie et Jésus, pour rendre plus explicite la prière de l'Ave Maria. On doit probablement au pape Urbain IV, vers 1263, l'ajout de l'incise « Jésus » avant « le fruit de vos entrailles est béni ».

     

    Guillaume de Menthière, Je vous salue Marie. L'art de la prière, préface de Mgr Henti Brincard, Paris, Mame-Edifa, 2003, p. 76.

  • Prière à Marie

    Ne dites pas, gracieuse Vierge, que vous ne pouvez, car votre Fils bien-aimé vous a donné tout pouvoir, tant au ciel comme en la terre ; ne dites pas que vous ne devez, car vous êtes la commune mère de tous les pauvres humains et particulièrement la mienne.

    Ne dites pas que vous ne devez ; car vous êtes la commune Mère de tous les pauvres humains et particulièrement la mienne.

    Si vous ne pouviez, je vous excuserais disant : il est vrai qu'elle est ma mère et qu'elle me chérit comme son fils, mais la pauvrette manque d'avoir et de pouvoir.

    Si vous n'étiez ma Mère, avec raison je patienterais disant : elle est bien assez riche pour m'assister ; mais hélas, n'étant pas ma mère, elle ne m'aime pas.

    Puis donc, très douce Vierge, que vous êtes ma Mère et que vous êtes puissante, comment vous excuserais-je si vous ne me soulagez et ne me prêtez votre secours et assistance ?

    Vous voyez, ma Mère, que vous êtes contrainte d'acquiescer à toutes mes demandes.

    Pour l'honneur et la gloire de votre Fils, acceptez-moi comme votre enfant, sans avoir égard à mes misères et péchés. Délivrez mon âme et mon corps de tout mal et me donnez toutes vos vertus, surtout l'humilité.

    Enfin, faites-moi présent de tous les dons, biens et grâces, qui plaisent à la Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

    Saint François de Sales, Prière à Notre-Dame de tout pouvoir.