UA-62488107-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Histoire

  • La légende du 4e Mage

    Je résume ici un conte du Moyen Âge

    Il s’appelle Artaban, et il décide de suivre l’étoile (avec ses amis Gaspard, Melchior et Balthasar), prenant avec lui – comme cadeaux pour le roi qui doit naître – un saphir, un rubis et une perle très rare.

    Les autres sont pressés – il ne reste pas beaucoup de temps maintenant avant la naissance – « Si tu n’arrives pas à l’heure, nous partirons sans toi »…

    Artaban se dépêche pour être au rendez-vous à l’heure… lorsqu’il aperçoit, par terre devant lui, une « forme » - un voyageur, épuisé, malade atteint d’une forte fièvre.

    « Si je m’en occupe, je vais rater mon rendez-vous et le départ !... »

    Mais Artaban s’occupe de l’homme malade, reste avec lui à l’auberge jusqu’à ce que l’autre guérisse de sa maladie.

    Et maintenant Artaban se trouve tout seul – pour traverser le désert, il lui faut des chameaux et des porteurs…, car ses amis sont bel et bien partis sans lui…

    Il est donc obligé de vendre son saphir.

    Et il est triste lorsqu’il pense que le roi n’aura pas ce si joli bijou.

    Enfin, après maintes difficultés et recherches, Artaban arrive à Bethléem – mais encore une fois trop tard ! Joseph, Marie et le petit roi sont déjà partis en Égypte…

    Soudain arrivent les soldats d’Hérode venus tuer tous les petits garçons du village âgés de deux ans ou moins…

    Dans la maison où loge Artaban, il y a un tel petit garçon. Lorsqu’il entend le pas des soldats dans la rue et le cri des femmes, Artaban sort et se met devant la porte… et, se servant de son précieux rubis comme « pot-de-vin », il réussit à éviter que le capitaine et ses soldats n’entrent dans la maison.

    Le bébé est épargné, sa maman est folle de joie.

    Et Artaban est triste lorsqu’il pense que le roi ne verra pas ce beau rubis…

    Pendant des années Artaban continue à chercher ce roi, dont il avait vu l’« étoile de naissance »… mais en vain. Une trentaine d’années plus tard, il passe par Jérusalem. Les gens de la ville sont très excités, agités…

    « De quoi s’agit-il ? » « Aujourd’hui on va exécuter le prophète Jésus de Nazareth. » Et les gens sont très heureux, soulagés de pouvoir parler à Artaban de ce Jésus – de ce « roi des Juifs » - un homme bon, remarquable même, aimés de tous, sauf des autorités religieuses !...

    Artaban se hâte vers le lieu d’exécution, se disant en lui-même :

    « Peut-être avec cette perle très rare que j’ai encore, puis-je acheter ce roi condamné, lui sauver la vie ? »

    Tout à coup, Artaban s’arrête, car, courant droit vers lui, suivie de trois ou quatre soldats, est une jeune fille…

    « Mon père n’arrive pas à payer ses dettes… Les soldats ont l’ordre de me vendre au marché des esclaves pour éponger ces dettes… Oh, Monsieur, sauvez-moi !... Aidez-moi à fuir !... »

    Et Artaban hésite…

    Puis, avec un sourire mystérieusement triste, il sort de sa poche la perle très rare, la donne aux soldats

    Et la fille est libre…

    Au moment même, en plein jour, le soleil cesse de briller, les cieux s’obscurcissent, et il y a un tremblement de terre…

    Artaban est terrassé par le mur d’une maison qui s’effondre…

    Mais avant de perdre conscience, on l’entend murmurer :

    « Mais je t’assure, Majesté, ce n’est pas vrai ! Quand m’est-il arrivé de savoir que tu avais faim et de te nourrir, que tu avais soif et te donner à boire ? Quand t’ai-je vu étranger et t’ai-je accueilli chez moi ? Quand t’ai-je vu nu, malade ou en prison et me suis-je occupé de toi ?...

    Voilà une bonne trentaine d’années que je te cherche, Majesté, mais jusqu’à ce jour je ne t’ai jamais vu, je n’avais jamais rien fait pour toi… je te l’assure… »

    Puis une autre voix se fait entendre, une voix qui semble venir de très loin, murmure :

    « Mais si, Artaban, je te dis la vérité. Dans la mesure où tu as fait cela à l’un des plus petits de mes frères, c’est à moi que tu l’as fait… Artaban regarde… »

    Et Artaban (avant de fermer les yeux pour la dernière fois en cette vie) sourit – car il aperçoit dans la main du roi : un si joli saphir, un beau rubis et une perle très rare !

  • La légende du 4e Mage

    Je résume ici un conte du Moyen Âge

    Il s’appelle Artaban, et il décide de suivre l’étoile (avec ses amis Gaspard, Melchior et Balthasar), prenant avec lui – comme cadeaux pour le roi qui doit naître – un saphir, un rubis et une perle très rare.

    Les autres sont pressés – il ne reste pas beaucoup de temps maintenant avant la naissance – « Si tu n’arrives pas à l’heure, nous partirons sans toi »…

    Artaban se dépêche pour être au rendez-vous à l’heure… lorsqu’il aperçoit, par terre devant lui, une « forme » - un voyageur, épuisé, malade atteint d’une forte fièvre.

    « Si je m’en occupe, je vais rater mon rendez-vous et le départ !... »

    Mais Artaban s’occupe de l’homme malade, reste avec lui à l’auberge jusqu’à ce que l’autre guérisse de sa maladie.

    Et maintenant Artaban se trouve tout seul – pour traverser le désert, il lui faut des chameaux et des porteurs…, car ses amis sont bel et bien partis sans lui…

    Il est donc obligé de vendre son saphir.

    Et il est triste lorsqu’il pense que le roi n’aura pas ce si joli bijou.

    Enfin, après maintes difficultés et recherches, Artaban arrive à Bethléem – mais encore une fois trop tard ! Joseph, Marie et le petit roi sont déjà partis en Égypte…

    Soudain arrivent les soldats d’Hérode venus tuer tous les petits garçons du village âgés de deux ans ou moins…

    Dans la maison où loge Artaban, il y a un tel petit garçon. Lorsqu’il entend le pas des soldats dans la rue et le cri des femmes, Artaban sort et se met devant la porte… et, se servant de son précieux rubis comme « pot-de-vin », il réussit à éviter que le capitaine et ses soldats n’entrent dans la maison.

    Le bébé est épargné, sa maman est folle de joie.

    Et Artaban est triste lorsqu’il pense que le roi ne verra pas ce beau rubis…

    Pendant des années Artaban continue à chercher ce roi, dont il avait vu l’« étoile de naissance »… mais en vain. Une trentaine d’années plus tard, il passe par Jérusalem. Les gens de la ville sont très excités, agités…

    « De quoi s’agit-il ? » « Aujourd’hui on va exécuter le prophète Jésus de Nazareth. » Et les gens sont très heureux, soulagés de pouvoir parler à Artaban de ce Jésus – de ce « roi des Juifs » - un homme bon, remarquable même, aimés de tous, sauf des autorités religieuses !...

    Artaban se hâte vers le lieu d’exécution, se disant en lui-même :

    « Peut-être avec cette perle très rare que j’ai encore, puis-je acheter ce roi condamné, lui sauver la vie ? »

    Tout à coup, Artaban s’arrête, car, courant droit vers lui, suivie de trois ou quatre soldats, est une jeune fille…

    « Mon père n’arrive pas à payer ses dettes… Les soldats ont l’ordre de me vendre au marché des esclaves pour éponger ces dettes… Oh, Monsieur, sauvez-moi !... Aidez-moi à fuir !... »

    Et Artaban hésite…

    Puis, avec un sourire mystérieusement triste, il sort de sa poche la perle très rare, la donne aux soldats

    Et la fille est libre…

    Au moment même, en plein jour, le soleil cesse de briller, les cieux s’obscurcissent, et il y a un tremblement de terre…

    Artaban est terrassé par le mur d’une maison qui s’effondre…

    Mais avant de perdre conscience, on l’entend murmurer :

    « Mais je t’assure, Majesté, ce n’est pas vrai ! Quand m’est-il arrivé de savoir que tu avais faim et de te nourrir, que tu avais soif et te donner à boire ? Quand t’ai-je vu étranger et t’ai-je accueilli chez moi ? Quand t’ai-je vu nu, malade ou en prison et me suis-je occupé de toi ?...

    Voilà une bonne trentaine d’années que je te cherche, Majesté, mais jusqu’à ce jour je ne t’ai jamais vu, je n’avais jamais rien fait pour toi… je te l’assure… »

    Puis une autre voix se fait entendre, une voix qui semble venir de très loin, murmure :

    « Mais si, Artaban, je te dis la vérité. Dans la mesure où tu as fait cela à l’un des plus petits de mes frères, c’est à moi que tu l’as fait… Artaban regarde… »

    Et Artaban (avant de fermer les yeux pour la dernière fois en cette vie) sourit – car il aperçoit dans la main du roi : un si joli saphir, un beau rubis et une perle très rare !

  • A l'école de saint Joseph. Les secrets du père idéal

    Voir le texte de cette conférence sur mon autre blog.

  • Discours de réception à l'Académie Delphinale

    Si vous voulez lire le discours que j'ai prononcé à Grenoble le lundi 8 novembre 2021, en voici le lien.

  • Dictionnaire encyclopédique de Jeanne d'Arc

    "Une bombe chez les johannistes, je le tiens de l'un d'eux, qui a son article dans le Dictionnaire."

    C'est ce qu'écrit Bernard Plessey dans sa recension du Dictionnaire encyclopédique de Jeanne d'Arc publié dans la Revue Le Porche, n° 46-47 de décembre 2017.Couverture DEJA.jpg
    Il ajoute: "Est-ce le surgissement d'un monument soudain et 'incontournable' ? Je réponds : oui. Par conviction intime. Quand on y plonge, on mesure ce que l'on ignore de Jeanne, avec effroi. Quand on y baigne, on mesure ce que l'on peut apprendre, avec joie."
    De quoi mettre l'eau à la bouche !
  • Tout savoir sur saint Joseph

    FIC161825_couv.jpgVoici un livre qui arrive à point nommé, puisque nous fêtons aujourd'hui saint Joseph. Les événements actuels entravent sans doute sa distribution. Mais notez son existence. L'histoire de Joseph est retracée ici à partir des Evangiles et des écrits non officiels souvent repris par les Pères de l'Eglise.

    Maître de vie intérieur, proche de tout travailleur et gardien des familles, Joseph accompagne chacun à sa façon. Vous découvrirez son culte à travers le monde, comment le prier et une multitude d'anecdotes étonnantes.

    Un ouvrage pour tous, du débutant à l'érudit, qui met au grand jouir la vie cachée et la splendeur du père de Jésus.

  • La politique concordataire du Saint-Siège

    La politique concordataire du Saint-Siège.

     

    Les éditions L'Harmattan viennent de publier ce ouvrage de 224 pages, dont je suis l'auteur. Dans une première parti, le chapitre premier traite de la personnalité juridique du Saint-Siège, le chapitre II de la reconnaissance du Saint-Siège par les Etats, le chapitre III présente les généralités sur les accords diplomatiques, tandis que le chapitre IV montre l'actualité de cette activité concordataire à l'époque présente, le chapitre V présentant les caractéristiques techniques des concordats, avec un intérêt spécial porté au chapitre VI aux relations de la France avec le Saint-Siège.

    La deuxième partie analyse le contenu des accords diplomatiques, les huit chapitres successifs abordant la place de l'Eglise catholique face à l'Etat; le respect de l'organisation interne de l'Eglise catholique; les domaines de liberté; l'enseignement catholique; la fonction de sanctification; la vie consacrée; les biens temporels; le procès.

     

    Il va sans dire Que cette analyse est très riche et permet de découvrit les principales préoccupations de l'Eglise catholique dans le processus de reconnaissance de ses spécificités  par la communauté politique.

     

    Seuls sont analysés les concordats et accords signé depuis 1950 dont le texte est disponible. Ce n'est pas le cas de certaines conventions récentes, parfois non encore ratifiées par les deux parties.

     

    Prie 23 euros.

  • Guide des sanctuaires mariaux de France

    Le Guide des sanctuaire mariaux de France est paru début mai chez Artège.

    Il propose près de 2900 lieux actifs de dévotion mariale. Par actif, nous entendons un lieu où au moins une procession ou un pèlerinage est organisé chaque année. Nous laissons donc de côté ceux qui font l'objet d'une dévotion purement individuelle. En raison de leur importance passée, nous avons retenu cependant une centaine de sanctuaires tombés en désuétude.

    Saint Jean-Paul II déclarait un jour que "les sanctuaires dédiés à la Vierge, disséminés partit dans le monde, sont comme des bornes milliaires dressées pour rythme le temps de notre itinéraire terrestre: ils nous permettent de prendre un moment de repos au cours du voyage et de retrouver la joie et la sécurité pour la route, en même temps que la force d'aller de l'avant; ils sont comme les oasis qui surgissent dans le désert pour offrir de l'eau et de l'ombre".

    Et ce, auprès de la Vierge Marie, qui étend son grand manteau bleu sur toute la France. Cette abondance de lieux qui lui sont consacrés, sans compter les innombrables cathédrales - comment ne pas penser ici à la cathédrale Notre-Dame-de-Paris récemment dévastée par un terrible incendie ! -, basiliques, églises, chapelles et oratoires au titre marial, montre bien la vitalité de la piété mariale dans notre pays.

    Sur les 2900 lieux retenus, 150 correspondent à une apparition de la Sainte Vierge. Peu d'entre elles ont été officiellement reconnues, mais le fait qu'elles aient donné lieu à une dévotion locale qui perdure, en accord avec l'autorité ecclésiastique locale, est une garantie de leur authenticité.

    Une notice quelque peu détaillée présente le ou les principaux sanctuaires de chaque département, et fournit des renseignements techniques: adresse, numéro de téléphone, courriel, site sur l'internet, éventuellement communauté religieuse en charge du sanctuaire, hébergements sur place ou à proximité, accès par la route, le rail.

    Les autres lieux sont présentés par ordre alphabétique de commune dans chaque département.

    Dans tous les cas, la date de chaque activité, pèlerinage, procession ou autre, est donnée.

    Comme le pape Pie XI l'écrivait dans une lettre adressée à l'Eglise de France, "il est certain que, selon un adage ancien, le royaume de France a été appelé le royaume de Marie, et cela à juste titre".

    Puisse ce Guide des sanctuaire mariaux de France vous être utile et contribuer à mieux honorer Notre Dame. N'hésitez pas à le faire connaître autour de vous : l'on vous en sera reconnaissant.

     

     

     

     

  • Napoléon et Valence

    Une nouvelle plaque a été apposée en 2018 à proximité du Champ-de-Mars de Valence, aujourd'hui esplanade Jacques Pic.

    En voici le texte :IMG_20190212_133340.jpg

  • Toponymes du Saint-Sépulcre

    Parution du livre de Jean-Pierre de Gennes et de Dominique Le Tourneau,

    Toponymes et vocables du Saint-Sépulcre. Notes pour servir à l'histoire des lieux et édifices dédiés en France au Saint-Sépulcre.

    Cet ouvrage classe les toponymes et vocables par département : 63 sont concernés, ce qui est assez remarquable. La distribution de ces toponymes et vocables est empreinte cependant de forts déséquilibres. En effet, sur 156 notices, 31 d'entre elles sont situées dans la région Provence-Côte-d'Azur, 20 dans la région Midi-Pyrénées, 10 dans le Languedoc-Roussillon et 4 en Aquitaine, soit 64 notices, environ les deux cinquièmes du total.

    Un ensemble de 156 notices avons-nous dit. Mais relatives à 236 toponymes et vocables distincts.

    Tponymes et vocables du Saint-Sépulcre_.jpg

    Lire la suite