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Spiritualité

  • Saint Joseph

    Joseph est le patron de la vie cachée. L’Écriture ne rapporte pas de lui un seul mot. C’est le silence qui est père du Verbe. Que de contrastes chez lui ! Il est le patron des célibataires et celui des pères de famille, celui des laïcs et celui des contemplatifs ! Celui des prêtres et celui des hommes d’affaires.

    Paul Claudel.

  • A méditer

    "Il ne serait pas difficile de trouver maintenant des exemples de cette curiosité agressive qui conduit à fouiller de façon morbide la vie privée d’autrui. Le moindre sens de la justice exige que, même lorsqu’on enquête sur un délit présumé, on procède avec prudence et modération, sans prendre pour certain ce qui n’est que possible. On comprend aisément ce qu’il y a de pervers dans cette curiosité malsaine qui cherche à mettre à nu des conduites non seulement irréprochables, mais même très honorables.

    Face à ces soupçonneurs professionnels, qui semblent vouloir organiser une exploitation de l’intimité d’autrui, il faut défendre la dignité de chaque personne, ainsi que son droit au silence. Tous les hommes honnêtes, chrétiens ou non, se rejoignent sur ce point, parce qu’il s’agit de défendre une valeur commune à tous: le droit légitime d’être soi-même, de ne pas s’exhiber, de vivre avec pudeur ses joies, ses peines et ses douleurs intimes. Et surtout de faire le bien sans se donner en spectacle, d’aider par pur amour ceux qui en ont besoin sans être obligés de publier ce qu’ils font pour les autres ni, moins encore, d’étaler l’intimité de leur âme sous les yeux indiscrets et malveillants de ceux qui n’entendent rien et ne désirent rien entendre de la vie intérieure, sinon pour s’en moquer de façon éhontée"

     

    saint Josémaria, homélie "Le respect chrétien de la personne et sa liberté", Quand le Christ passe, n° 69. .

  • Un nouveau livre

    Vivre dans l'intimité de Jésus en incarnant l'Evangile le_tourneau-vivre_dans_l_intimite_de_jesus.jpg

    Publié chez Parole et Silence,

     

    Ce nouvel ouvrage de Mgr Dominique Le Tourneau, dans le prolongement du précédent ouvrage, Vivre la Passion avec ses acteurs, également publié par Parole et Silence, veut servir de guide pour être effectivement présent dans les scènes de l’Évangile, plus particulièrement en entrant dans la peau des différents personnages et en participant à la vie quotidienne du Seigneur, en écoutant son enseignement et en assistant à l’un ou l’autre de ses miracles. L’on commencera par une évocation émouvante de la Visitation de la Vierge Marie à sa cousine Élisabeth, qui aide à pénétrer plus à fond dans le mystère de l’Incarnation.

    Puis l’on parcourt en compagnie de notre Seigneur les chemins de Palestine, parsemés d’épisodes qu’il a bien fallu sélectionner. Ont été retenus l’entretien de Nathanaël avec Jésus, la guérison spectaculaire du paralytique de la piscine à cinq portiques, la rencontre quelque peu dramatique avec le jeune homme riche, l’attitude de Jésus envers les petits enfants, la multiplication des paix qui nourrit une foule impressionnante, la conversation des apôtres parfois mesquine et tournant autour de préoccupations très humaines, la confession pleine de foi de la divinité du Maître part Simon-Pierre, la supplication de la Cananéenne pour que Jésus expulse un démon possédant sa fille, l’invitation chez Zachée le publicain au grand scandale des pharisiens, les sanglots qui secouent Jésus à son arrivée à Jérusalem et les amis de Dieu, terme par lequel Jésus désigne ses apôtres le Jeudi Saint.

    Une place importante est accordée au village de Béthanie, qui apparaît comme une plaque-tournante dans les pérégrinations pastorales de Jésus, et où Jésus avait de bons amis en la personne de Marthe, de Marie et de Lazare. Nous prenons part à la montée de Jéricho, au repas pris chez Simon le lépreux, à l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, à la résurrection de Lazare, à la vie paisible et reposante au foyer de Béthanie, à l’épisode du figuier maudit et desséché et à l’Ascension de Jésus au ciel, qui intervient à proximité de cette bourgade.

    Bref, un ouvrage très prenant et très enrichissant sur le pan spirituel et qui se lit très facilement. Il peut parfaitement servir de point de départ à une réflexion personnelle plus approfondie.

  • Bx Alvaro

    Le numéro de novembre 2016 de

    Parole et prière

    publié par les éditions Artège

    invite à prier un mois avec le bienheureux Alvaro del Portillo, béatifié à Madrid, le 27 septembre 2014. Le bienheureux est un des artisans du concile Vatican II. Il a reçu de nombreuses charges des papes, de Pie XII à Jean-Paul II. En 1935, il rencontre à Madrid saint Josémaria, le fondateur de l'Opus Dei, dont il deviendra le proche collaborateur en 1939, puis le premier successeur en 1975.

  • St Thomas d'Aquin

    Le soin de son âme [de saint Thomas d'Aquin] fut toujours la première et la plus importante de toutes ses occupations. Trouve-t-il dans la carrière des sciences de ces nuages épais, que toute la vivacité et l’application de l’esprit ne sauraient dissiper ? Ce n’est point pour lui une raison de négliger les exercices de piété sous le prétexte spécieux de donner plus de temps à l’étude : au contraire, alors il va à la source des lumières, il a recours à l’oraison. Lui arrive-t-il de n’y être point éclairé ? Il ranime sa ferveur et supporte ses ténèbres avec patience, sacrifiant au Dieu qui se cache, avec autant de zèle qu’au Dieu qui se manifeste. […]

    L’ambition d’acquérir de nouvelles connaissances ne prit jamais rien dans notre saint Docteur sur la régularité la plus scrupuleuse à tous les exercices de son état : chez lui l’étude a ses heures réglées ; mais tous les autres devoirs ont aussi chacun leur temps marqué. À quoi me servira, disait-il, la science qui enfle, si je n’ai pas la charité qui édifie ?

    Massillon, Panégyriques, Sermon pour le jour de st Thomas d’Aquin, Paris, Les Frères Estienne et Delalin, 1776, p. 376-377.

  • Pentecôte et apôtres

    Si l’on interroge les Actes des Apôtres, à première vue, il semble que l’Esprit soit descendu de la même manière non seulement sur les Douze, mais sur tous ceux qui étaient là présents, et qui, selon toute vraisemblance, sont les mêmes dont il a été parlé un peu plus haut, « environ cent vingt personnes » (Actes 1, 15).

    Cependant, dans ces premiers chapitres des Actes, de nombreux indices nous font penser que le don de l’Esprit eut pour les douze une signification et une valeur particulières. Ils ont été choisis « sous l’action de l’esprit Saint » (1, 2) ; c’est à eux que Jésus apparaît, avec eux qu’il s’entretient pendant quarante jours, et c’est encore à eux qu’il fait une promesse spéciale de baptême dans l’Esprit Saint (1, 3-5) ; grâce à cette force de l’Esprit, ils seront ses témoins jusqu’aux confins de la terre (1, 8).

    J. Lécuyer, Le sacrifice de la Nouvelle Alliance, Le Puy-Lyon-Paris, Éditions Xavier Mappus, 1962, p. 166.

  • Fascination de la croix

    Je deviens complètement obsédé par cette croix [accrochée au mur de sa chambre, pendant des vacances] qui m’attire à elle comme un aimant [il n’a alors que onze ans]. Dans la journée, je retourne souvent dans ma chambre et je reste là, à la contempler ! Évidemment, j’y vais quand je suis seul, pour ne pas être surpris par les autres. Je sais bien que ma famille n’est pas chrétienne [elle est juive, non pratiquante] et j’ai vaguement l’impression de transgresser quelque chose. Mais c’est plus fort que moi : devant la croix, je me sens tellement bien que je pourrais y rester des heures !

    Jean-Marie Élie Setbon, De la kippa à la croix. Conversion d’un Juif au catholicisme, Paris, Salvator, 2013, p. 33.

  • De bonnes lectures

    [Les lecteurs] se mettront en garde contre la curiosité, qui cherche plus à savoir du nouveau qu’à s’édifier ; contre la vanité, qui veut connaître les choses spirituelles pour pouvoir en parler et se faire valoir ; contre l’esprit critique, qui au lieu de profiter de ce qui est enseigné, l’écoute pour en critiquer le fond ou la forme littéraire .

    A. Tanquerey, Précis de théologie ascétique et mystique, Paris-Tournai-Rome, Desclée et Cie, 8e éd., 1923-1924, p. 371.

  • La littérature catholique

    Il y a lieu d’admirer tant de « bonnes presses », de « bons cinémas », de « bons romans », qui s’offrent loyalement et avec une bonne volonté certaine pour les véhicules attitrés du bien. Toute revue catholique ne se propose-t-elle pas, si c’est une revue de jeunes, d’être l’organe du renouveau catholique, ou si c’est une revue de doctrine et d’information, de donner une idée complète de la pensée catholique et de l’activité catholique de nos jours ? On verra cela à la fin du monde, les abonnés risquent d’être un peu étonnés. // Admirons aussi tant de littérateurs catholiques qui se persuadent que leurs ouvrages constituent la littérature catholique, autant dire la littérature de Dieu. Loin de nous de soutenir que les choses de la grâce ne sauraient devenir sujet de fiction ou de roman ; elles sont plus intimes à la vie humaine que cette vie elle-même, comment le romancier en ferait-il abstraction ? Mais ce qui est requis c’est que son œuvre ne les diminue pas et respecte leur transcendance, ce profond secret qui est la marque des mystères divins.

    J. Maritain, Religion et culture, Questions disputées, Paris, D.D.B. & Cie, 1930, p. 61-62.

  • Besoin du Saint-Esprit

    Rien ne perturbe et ne salit tant l’œil de l’âme que la foule de préoccupations mondaines et le grand nombre des concupiscences. C’est le bois de ce feu (cf. Ps 101, 4 : « Mes jours se dissipent comme le feu »). Quand le feu prend dans un matériau humide et mouillé, il fait beaucoup de fumée ; de même, quand la concupiscence fortement enflammée prend dans une âme humide et dissolue, elle produit aussi beaucoup de fumée. D’où la nécessité de la rosée de l’Esprit Saint et de son doux souffle, pour éteindre le feu, dissiper la fumée et donner des ailes à nos pensées.

    Saint Jean Chrysostome, Hom. in S. Matth. 2, 5.