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Religion - Page 36

  • Changer son coeur

    Quand le Bon Dieu va vous bénir, demandez-lui qu’il change vos cœurs ! Si vous le lui disiez sincèrement : mon Dieu changez les dispositions de mon cœur, faites-mois la grâce de me convertir, certainement vous obtiendriez votre changement, parce qu’il ne désire rien tant que votre bonheur. Il a ses mains pleines de grâces, cherchant à qui les distribuer et presque personne ne les lui demande. On ne le désire même pas.

    C. Lassagne, Le curé d’Ars au quotidien par un témoin privilégié, Paris,  2003, p. 152.

  • Lavaleur du travail

    Dites-vous bien que, au service de Dieu, il n’y a pas de travail de deuxième catégorie : tous sont très importants. La classe du travail dépend des conditions personnelles de celui qui l’exerce, du sérieux avec lequel il l’accomplit, de l’amour de Dieu qu’il y met. Noble est le travail du paysan qui se sanctifie en cultivant la terre, noble celui du professeur d’université, qui unit la culture et la foi, noble celui de l’artisan qui travaille dans son propre foyer, noble celui du banquier, qui fait fructifier les moyens financiers au bénéfice de la collectivité, noble celui de l’homme politique, qui voit dans son activité un service pour le bien commun, noble celui de l’ouvrier, qui offre au Seigneur l’effort de ses mains.

    Saint Josémaria, Lettre, 15 octobre 1948, n° 5, cité par A. Vazquez de Prada, Le fondateur de l’Opus Dei, vol. III, p. 94-95.

  • La famille nombreuse

    Une dame Ruet, d’Ouroux, dans le Rhône, qui avait déjà une nombreuse progéniture, allait être mère encore une fois. Elle vint chercher courage près du saint d’Ars. Elle n’attendit pas longtemps, car M. Vianney l’appela du milieu de la foule. « Vous êtes bien triste, mon enfant, lui dit-il, quand elle fut agenouillée au confessionnal. – Oh ! je suis si âgée, mon Père ! – Consolez-vous, mon enfant… Si vous saviez celles qui sont en enfer, pour n’avoir pas donné au monde les enfants qu’elles devaient lui donner.

    Fr. Trochu, Le Curé d’Ars Saint Jean-Maris-Baptiste Vianney (1786-1859), Lyon-Paris, Emmanuel Vitte, 1929, p. 369.

  • Le jeûne

    Dragon, il a précipité Adam du paradis ; lion, il a persécuté l'Église selon le mot de Pierre : « Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui dévorer » (1 Pierre 5, 8). Ne va pas croire que le diable a perdu sa malice : c'est quand il flatte qu'il faut s'en méfier le plus. Mais au milieu de toutes ses embûches et de toutes ses tentations, qu'avons-nous à faire sinon ce que nous venons d'entendre dans le psaume : « Pour moi, lorsqu'ils me tourmentaient, je me couvrais d'un sac et j'humiliais mon âme dans le jeûne » (Psaume 34, 13). Il y a quelque pour exaucer, n'hésitez pas à prier ; mais celui qui exauce demeure au-dedans de vous.

    Saint Augustin, Homélies sur l'Évangile de saint Jean I-XVI, Paris, Institut des Études augustiniennes, 1993, Œuvres de saint Augustin, vol. 71, Tract. 10, 1, p. 549.

  • Le péché originel

    Rien ne nous heurte plus rudement que cette doctrine, et cependant, sans ce mystère, le plus incompréhensible de tous, nous sommes incompréhensibles à nous-mêmes. Le nœud de notre condition prend ses replis et ses tours dans cet abîme, de sorte que l'homme est plus inconcevable sans ce mystère que ce mystère n'est inconcevable à l'homme.

    Pascal, Pensées (Lafuma 246, Brunschvicg 434).

  • Les dispositions pour communier

    Etiennette, qui était pieuse, se rendit directement à l’église, où M. Vianney commençait sa messe, et, au moment de la communion, elle s’agenouilla à la sainte table. Le célébrant communia les personnes présentes, mais arrivé devant la jeune voyageuse, il prit l’hostie, la souleva au-dessus du ciboire, commença de réciter la formule : Corpus Domini nostri… puis, sans l’achever, demeura immobile.

    On ne saurait décrire l’angoisse intérieure de cette enfant, à qui l’homme de Dieu voulait donner pour toute la vie une leçon. Ne sachant que penser, elle se mit à réciter mentalement les actes de foi, d’espérance et de charité. Quand elle eut fini, le Curé d’Ars déposa l’hostie sur ses lèvres et passa. « Mon enfant, lui dit-il lorsqu’il la revit, quand on n’a pas fait sa prière du matin et qu’on a été dissipé tout le long de la route, on n’est pas trop disposé à faire la sainte communion ! »

     Fr. Trochu, Le Curé d’Ars Saint Jean-Maris-Baptiste Vianney (1786-1859), Lyon-Paris, Emmanuel Vitte, 1929, p. 372.

  • L'Eglise, salut et refuge

    Ne te sépare point de l'Église : aucune puissance n'a sa  force ! Ton espérance, c'est l'Église. Ton salut, c'est l'Église. Ton refuge, c'est l'Église. Elle est plus haute que le ciel et plus large que la terre. Elle ne vieillit jamais : sa vigueur est éternelle.

     

    Saint Jean Chrysostome.

  • La Trinité, notre demeure

    La Trinité, voilà notre demeure, notre « chez nous », la maison paternelle d’où nous ne devons jamais sortir… Il me semble que j’ai trouvé mon ciel sur la terre, puisque le ciel c’est Dieu et Dieu est en mon âme. Le jour où j’ai compris cela, tout s’est illuminé en moi.

     

    Sainte Elisabeth de la Trinité.

     

  • Le contenu des Saintes Ecritures

    Il y a beaucoup de choses dans les Ecritures qui, prises en elles-mêmes, semblent n’avoir rien à livrer. Pourtant, si tu les rapproches d’autres choses avec lesquelles elles s’accordent, et situ entreprends de les examiner dans leur ensemble, tu constateras qu’elles sont à la fois nécessaires et pertinentes. Il y a des choses à connaître pour elles-mêmes, il y en a d’autres, apparemment peu dignes de notre peine, mais qu’il ne faut absolument pas laisser de côté par négligence, parce que, sans elles, on ne peut pas connaître les autres avec précision. Apprends tout, tu verras ensuite que rien n’est superflu.

     

    Hugues de Saint-Victor, L’Art de lire. Dicascalicon, Cerf, coll. Sagesses chrétiennes, 1991, l. 6, chap. 3.

  • L'neseignement du Christ

    Il pouvait descendre de la Croix, celui qui a pu ressusciter du sépulcre ; mais il nous a enseigné à supporter les insulteurs, il nous a enseigné à être patients en face des paroles des hommes, à boire maintenant le calice d'amertume et à recevoir ensuite le salut éternel. Bois, toi qui es malade, le calice amer pour devenir en bonne santé... ; ne sois pas agité par la crainte puisque, pour que tu ne t'agites pas de crainte, le Médecin a bu le premier : le Seigneur a bu le premier l'amertume de la Passion. Il a bu, celui qui n'avait pas de péché, celui qui n'avait rien en lui à devoir être guéri. Bois jusqu'à ce que passe l'amertume de ce siècle et qu'arrive le siècle où il n'y aura aucun scandale, aucune colère, aucune fièvre, aucune tromperie, aucune inimitié, aucune vieillesse, aucune mort, aucune dispute. Peine ici-bas pour venir à la fin ; peine de peut que, si tu ne veux pas peiner ici-bas, tu n'arrives à la fin de la vie, mais que tu n'arrives jamais à la fin des peines.

    Saint Augustin, En. In Ps. 48, 1, 11.