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Religion - Page 32

  • La Communion des saints

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    Nous ne vénérons pas seulement au titre de leur exemple la mémoire des habitants du ciel ; nous cherchons bien davantage par là à renforcer l’union de toute l’Eglise dans l’Esprit grâce à l’exercice de la charité fraternelle. Car tout comme la communion entre les chrétiens de la terre nous approche de plus près du Christ, ainsi la communauté avec les saints nous unit au Christ de qui découlent, comme de leur chef, toute grâce et la vie du Peuple de Dieu lui-même.

    Concile Vatican II, constitution dogmatique Lumen gentium sur l’Eglise, n° 50.

     

  • Enfants de Dieu

    « Le Seigneur m’a dit : “Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré”. » Par ces paroles du psaume 2, l’Église commence la Messe de la veillée de Noël, dans laquelle nous célébrons la naissance de notre Rédempteur Jésus-Christ, dans l’étable de Bethléem. Autrefois, ce psaume appartenait au rituel du couronnement du roi de Juda. Le peuple d’Israël, en raison de son élection, se sentait de façon particulière fils de Dieu, adopté par Dieu. Comme le roi était la personnification de ce peuple, son intronisation était vécue comme un acte solennel d’adoption de la part de Dieu, dans lequel le roi était, en quelque sorte, introduit dans le mystère même de Dieu. Dans la nBXVI.Encensement.jpguit de Bethléem, ces paroles, qui étaient en fait plutôt l’expression d’une espérance qu’une réalité présente, ont pris un sens nouveau et inattendu. L’Enfant dans la crèche est vraiment le Fils de Dieu. Dieu n’est pas solitude éternelle, mais cercle d’amour où il se donne et se redonne dans la réciprocité. Il est Père, Fils et Esprit Saint.

    Plus encore : en Jésus Christ, le Fils de Dieu, Dieu lui-même s’est fait homme. C’est à Lui que le Père dit : « Tu es mon fils ». L’aujourd’hui éternel de Dieu est descendu dans l’aujourd’hui éphémère du monde et il entraîne notre aujourd’hui passager dans l’aujourd’hui éternel de Dieu. Dieu est si grand qu’il peut se faire petit. Dieu est si puissant qu’il peut se faire faible et venir à notre rencontre comme un enfant sans défense, afin que nous puissions l’aimer. Dieu est bon au point de renoncer à sa splendeur divine et descendre dans l’étable, afin que nous puissions le trouver et pour que, ainsi, sa bonté nous touche aussi, qu’elle se communique à nous et continue à agir par notre intermédiaire. C’est cela Noël : « Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ». Dieu est devenu l’un de nous, afin que nous puissions être avec Lui, devenir semblables à Lui. Il a choisi comme signe l’Enfant dans la crèche: Il est ainsi. De cette façon nous apprenons à le connaître ».

    Benoît XVI, Homélie, 24 décembre 2005.

  • Droit à la Sainte Ecriture

    De la même façon que la chair est restaurée par cette nourriture terrestre, ainsi l’âme de son côté se nourrit de la parole de Dieu. Et c’est pourquoi, chaque fois que l’on tardera à vous la présenter, secouez notre paresse par votre sainte importunité et exigez ce qui vous revient de droit (ex iure debetur).

    Saint Césaire d’Arles, Sermons au peuple 4, 3.

  • Savoir pardonner

    Que personne ne conserve dans son cœur de la haine contre son prochain, mais de l’amour ; car celui qui a de la haine, même contre un seul homme, ne pourra être sans inquiétude devant Dieu. Dieu n’entend pas sa prière, aussi longtemps qu’il conserve de la colère dans son cœur.

    Saint Césaire d’Arles, Sermons au peuple 14, 2.

  • Le poids de la Parole de Dieu

    Nous ne nous laissons pas persuader par des paroles creuses, ni entraîner par des caprices du cœur, ni fasciner par de beaux discours. Mais nous acquiesçons aux paroles proférées par la puissance divine.

    Ce sont des ordres que Dieu donnait au Verbe, et le Verbe les prononçait par l’intermédiaire des prophètes pour détourner l’homme de la désobéissance. Il ne le réduisait pas en esclavage par la contrainte, mais il l’appelait à choisir volontairement la liberté.

    Ce Verbe, Dieu l’envoya dans les derniers temps, mais non pour que sa parole soit transmise par un prophète ; car il ne voulait pas que le Verbe se fît seulement soupçonner à travers une prédication obscure. Il l’a envoyé se manifester en personne aux yeux des hommes, pour que le monde, en le voyant, soit sauvé.

    Saint Hippolyte, Réfutation de toutes les hérésies 10, 33.

  • La charité, remède contre le péché

    Je sais et je crois que votre charité comprend dans sa sagesse que ce n’est pas sans raison que je vous exhorte si fréquemment au sujet de la vraie et parfaite charité. En effet, je le fais parce que je ne connais aucun remède aussi salutaire et aussi efficace contre les blessures de tous les péchés.

    Saint Césaire d’Arles, Sermons au peuple 37, 1.

  • Les raisons de l'Incarnation

    Sans aucun doute notre Seigneur aurait pu triompher du diable par son autorité divine et libérer l’homme de sa domination. Oui, il l’aurait pu : mais la raison s’y opposait, la justice ne le permettait pas, elles qui sont plus grandes auprès de Dieu que toute force et toute puissance. Ces qualités sont louées chez les hommes ; combien plus chez Dieu qui est à la fois l’auteur de la raison et de la justice et celui qui les requiert ! Il fut donc dans le plan de Dieu de racheter l’homme, de rendre à l’éternité l’homme trompé par le diable. Maintenant, il faut ici veiller à ce que la miséricorde n’anéantisse pas la justice, à ce que la bonté ne détruise pas l’équité. En effet, s’il avait renversé le diable par sa majesté et sa puissance, et qu’il eût arraché l’homme à sa gueule, c’eût été un acte de puissance, certes, mais non de justice.

    Saint Césaire d’Arles, Sermons au peuple 11, 2.

  • Aspirer à la sainteté

    Celui qui a eu une longue vie, le temps et la possibilité de faire le bien, il ne lui suffit pas de s’être abstenu de mal faire, s’il s’est abstenu aussi, volontairement, de faire le bien.

    Saint Césaire d’Arles, Sermons au peuple 15, 3.

  • Lire la Sainte Ecriture

    Nous courons un si grand danger à ne pas lire les préceptes divins, que le prophète s’écrie en gémissant : « Voici pourquoi mon peuple a été conduit en captivité ; c’est qu’il n’a pas possédé la science » (Is 5, 13). « Or, celui qui ignore sera ignoré » (1 Co 14, 38). Sans aucun doute, celui qui néglige de chercher Dieu dans ce siècle grâce à la lecture des textes sacrés, Dieu à son tour refusera de l’admettre dans la béatitude éternelle ; il doit craindre qu’on ne lui ferme les portes, qu’on ne le laisse dehors avec les vierges folles.

    Saint Césaire d’Arles, Sermons au peuple 7, 3.

  • Apostolat et gloire de Dieu

    Puisque la gloire de Dieu est la manifestation de ses perfections, l’on comprend que rendre gloire à Dieu ne peut pas se réduire à reconnaître ces perfections et à les aimer, mais que cela exige de les montrer aux autres. Il s’ensuit que quand nous disons que la fin de la vie spirituelle est de rendre gloire à Dieu, nous voulons dire : rendre gloire à Dieu en manifestant sa gloire aux autres. Cette exigence n’est pas quelque chose d’ajouté, mais un élément de sa substance, de la même façon qu’éclairer appartient à la substance de la lumière. « Que votre lumière brille ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux. ” (Mt 5, 16). Le Seigneur, commente saint Josémaria, « veut que sa lumière brille dans la conduite et dans les paroles de ses disciples, et dans les tiennes aussi » (Sillon, n° 930).

    E. Burkhart-J. Lopez, Vida cotidiana y santidad en la enseñanza de San Josemaría. Estudio de teología espiritual, Madrid, Rialp, vol. I, 2010, p. 277.