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christianisme - Page 12

  • Le purgatoire

    Le lieu de la purification est en fin de compte le Christ lui-même. en rencontrant le Christ de façon dévoilée, toute la misère et tous les péchés de notre vie, que nous avons le plus souvent soigneusement dissimulés, se présenteront d'eux-mêmes de façon brûlante devant l'âme, en ce moment de vérité. La présence du Seigneur aura l'effet d'une flamme brûlante sur tout ce qu'il y a en nous d'injustice, de haine et de mensonge. Elle sera une douleur purificatrice qui fera sortir de nous tout ce qui est inconciliable avec l'éternité, avec la circulation vivante de l'amour du Christ. Nous comprenons par là aussi ce qu'est le jugement. Nous pouvons dire encore que le Christ lui-même est le jugement, lui qui est la vérité en personne.

    J. Ratzinger, Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre, Paris, Fayard, 1986, p. 158

  • La tiédeur

    Le mal de cette Cour est le perpétuel mélange. Comme disait le cardinal de Retz : ‘On fait un petit ménagement de sa vie : une part pour le diable et une part pour Dieu.’ C’est le précédé de la duchesse de Nemours (type exact de Pimbêche dans les Plaideurs). Elle récitait le Pater, mais sautait toujours : Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons. Certains sautent dans leur vie ce qu’ils ne peuvent admettre, ce sont des éclectiques. Le Grand Dauphin – ceci nous soulève le cœur – faisait venir les filles du corps de ballet de l’Opéra pour des danses plus ou moins écervelées et les faisait jeûner parce que c’était jour de jeûne ! Mme de Coligny dira après un sermon de Bourdaloue : ‘Il est utile de mourir dans la grâce de Dieu, mais c’est bien ennuyeux d’y vivre.’ […] Mme de Sévigné décrit parfaitement cet état : Je ne suis ni à Dieu ni au diable. Cet état m’ennuie, quoique, entre nous, je le trouve le plus naturel du monde.

    H. Huvelin, Cours sur l’histoire de l’Église 11. Le Temps de Port-Royal, Paris, Éd. Saint-Paul, 1968, p. 206-208)

  • Un amour jaloux

    L'amour humain est un amour jaloux à cause de l’étroitesse du cœur humain et à cause de la petitesse de l’homme. Mais l’amour peut également être jaloux à cause de la grandeur du Créateur et du Père : jaloux parce qu’il a tant aimé le monde… et, dans ce monde, tant  aimé l’homme qu’il en a proprement fait son image et sa ressemblance. C’est l’amour jaloux de l’image et de la ressemblance de Dieu, perdues et effacées dans l’homme par le péché. Dans ce cas « amour jaloux » signifie être prêt à tout pour reconquérir et reconstruire le bien ruiné, la beauté spirituelle détruite de l’image et de la ressemblance de Dieu. Dieu a tant aimé !

    Jean-Paul II, Homélie du mercredi des Cendres à Sainte-Sabine, 25 février 1982

  • L'amour de Dieu par-dessus tout

    [L’âme], encore qu’elle ne sente pas ces charmes dont Dieu récompense l’habitude dans la piété, elle comprend néanmoins que les créatures ne peuvent être plus aimables que le Créateur, et sa raison aidée par la lumière de la grâce lui fait connaître qu’il n’y a rien de plus aimable que Dieu et qu’il ne peut être ôté qu’à ceux qui le rejettent, puisque c’est le posséder que le désirer, et que le refuser c’est le perdre.

    Pascal, Sur la conversion du pécheur.

  • La vraie sainteté

    Un héros nous donne l’illusion de dépasser l’humanité, le saint ne la dépasse pas, il s’efforce de la réaliser le mieux possible, comprenez-vous la différence ? Il s’efforce de s’approcher le plus possible de son modèle Jésus-Christ, c’est-à-dire de celui qui a été parfaitement homme.

    Bernanos, La liberté pour quoi faire ?

  • La sainteté en tout

    L’acquisition de la sainteté de Dieu est votre vocation assurée ; et c’est là que toutes vos pensées, paroles et actions, vos souffrances et tous les mouvements de votre vie doivent tendre ; ou vous résistez à Dieu, en ne faisant pas ce pour quoi il vous a créé et vous conserve maintenant.


    Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, Le Secret de Marie ou l’Esclavage d’amour de la Sainte Vierge,  n° 3.

  • La vraie sainteté

    « Ce n’est pas en récitant de nombreuses prières, en faisant des neuvaines, en allumant des cierges ou en mangeant du poisson le vendredi que nous répondrons à l’appel du Christ, ni même en assistant à la messe ou en accomplissant certains actes d’abnégation. Toutes ces pratiques sont excellentes dans le contexte de la vie chrétienne ; mais, isolées, elles sont dénuées de tout sens religieux ; ce sont des gestes vides.

    C’est en portant notre croix que nous répondons au Christ, c’est-à-dire en assumant la responsabilité de chercher et  de faire, en tout, la volonté du Père. Voilà ce qui a été essentiel dans la vie du Christ sur la terre, de Sa mort à Sa résurrection. Tout a été fait pour obéir au Père. C’est pourquoi le Christ déclare à chaque chrétien : « Ce ne sont pas tous ceux qui me diront : Seigneur, Seigneur ! qui entreront dans le royaume des cieux, mais celui qui fera la volonté de mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 7, 21).

     

    Thomas Merton, Vie et sainteté, Paris, 1966, p. 44-45.

  • Transmettre la Parole de Dieu

    Père, apprends-nous à devenir des évangiles vivants

    Et non des lecteurs de Bibles mortes .

     

     

    Anonyme, « Apprends-nous à devenir des évangiles », dans J.-L. Maxence, Anthologie de la prière contemporaine, Paris, 2008, p. 249.

  • Sainteté

    Le Christ t’a donné le pouvoir d’être comme lui selon tes forces. Ne t’effraie pas d’entendre cela. Ce qui doit te faire trembler, c’est de ne pas être comme lui.

    Saint Jean Chrysostome, In Mattæeum homiliæ 78, 4).

  • Suivre le Christ en vérité

    Suivre le Christ ne peut être une imitation extérieure, parce que cela concerne l’homme dans son intériorité profonde. Être disciple de Jésus veut dire être rendu confirme à lui […], et ainsi le disciple est assimilé au Seigneur et lui est configuré.

     

     

    Bienheureux Jean-Paul II, enc. Veritatis splendor, n° 21.