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verité - Page 5

  • 14 juin : changer le monde

    Nous aussi, nous qui croyons en Lui, Dieu nous a mêlés à la foule pour que nous transmettions aux autres noter foi. Que personne ne tire argument du fait que nous sommes encore peu nombreux, car la force de la prédication évangélique est si granmedium_75.16.Dufrenoy.BGodard.JPGde que ce qui a déjà levé devient à son tour du levain pour les autres (...). Si douze hommes ont faire lever toute la terre, comme notre malice doit être grande, maintenant que nous sommes plus nombreux, puisque nous ne sommes même pas capables d'amender ceux qui restent encore à convertir, alors que notre effort devrait suffire largement pour servir de levain à mille mondes.

    - Mais eux, me diras-tu, étaient des apôtres.

    Qu'importe ! N'étaient-ils pas des hommes comme toi ? N'ont-ils pas été élevés dans des villes ? N'avaient-ils pas un métier ? Étaient-ils des anges ? Sont-ils, par hasard, descendus du ciel ?

    Saint Jean Chrysostome, Homélies sur saint Matthieu 46, 2-3.



  • 13 juin : aller vers la lumiere

    Il est bien vrai que rien n'est plus important, ni plus beau, quemedium_DeGaulle3.jpgd'entraîner le peuple vers une lumière et dans une action. Mais combien est-ce vrai surtout quand il s'agit de l'œuvre que Dieu commande.

    Lettre du général de Gaulle au Révérend Père Carré, des frères prêcheurs (qui lui avait adressé le texte de ses "six magnifiques, émouvantes et édifiantes conférences"), 19 février 1961, Charles de Gaulle, Lettres, Notes et carnets. 1961-1963, Paris, 1986, p. 47.


  • 12 juin : c'est la faute a Dieu !

    Le bien que tu fais, ne le fais pas pour ta propre gloire, mais pour lamedium_75.16.Lauriston.Presbourg.Kleber1.JPGgloire de celui qui te donne de bien faire. De toi-même, tu n'as que le pouvoir de mal faire : c'est de Dieu que tu tiens le pouvoir de bien faire. Voyez au contraire comment les hommes pervers pensent à rebours. Ce qu'ils font de bien, ils prétendent se l'attribuer ; s'ils font le mal, ils prétendent en faire grief à Dieu. Retourne ce je ne sais quoi de perverti et d'insensé qui met les choses, en quelque sorte, sens dessus dessous : ce qui est au dessus, mets-le dessous ; ce qui est dessous, dessus. Tu prétends mettre Dieu en dessous, et toi au dessus ? Loin de t'élever, tu vas à la chute : car il est toujours au-dessus.

    Saint Augustin, In Epistolam Ioannae ad Parthos 8, 2.


  • 31 mai : l'amour de soi

    Il me semble que chaque mortel possède tout auprès du centre de samedium_Bouddah1.jpg machine, et en belle place parmi les instruments de la navigation de sa vie, un petit appareil d'une sensibilité incroyable qui lui marque l'état de l'amour de soi. On y lit que l'on s'admire, que l'on s'adore, que l'on se fait horreur, que 'on se raye de l'existence ; et quelque vivant index, qui tremble sur le cadran secret, hésite terriblement prestement entre le zéro d'être une bête et le maximum d'être un dieu.

    Paul Valéry, Monsieur Teste, Lettre d'un ami.


  • 30 mai : le poids de la verite

    Celui qui cherche la vérité n'a que faire du prestige et demedium_Verite2.gifl'importance. Plus une vérité est profonde, nécessaire, rédemptrice, plus elle doit perdre e, se répandant la suffisance et l'indiscrétion de l'ivresse conquérante. La vérité orgueilleuse ne peut rien donner. Les suprêmes dons doivent être offerts dans des mains suppliantes. Sois humble comme un mendiant, toi qui portes Dieu aux hommes. Et quand ton Dieu est accepté, n'oublie pas que c'est toi qui reçois.

    Gustave Thibon, Nietzsche ou le déclin de l'esprit, Lyon, 1948, p. 71.


  • 27 avril : baptises mais pecheurs

    Après sa Résurrection, le Sauveur les confirma (par l'Esprit), et à partir de ce moment-là ils (les apôtres) devinrent spirituels ; mais alors cessèrent-ils de pécher ? Les apôtres, ces hommes spirituels, écrivaient des épîtres toutes spirituelles, ils les envoyaient aux Églises, mais ils ne péchaient plus : c'est ce que tu veux dire. Je n'en crois rien. Je vais les interroger. Dites-moi, ô saints apôtres, après la Résurrection du Seigneur, après votre confirmation par le Saint-Esprit descendu du ciel, avez-vous cessé d'être pécheurs ? Dites-le-nous, je vous en supplie, pour que les pécheurs ne désespèrent pas, pour qu'ils ne cessent de prier Dieu, eux qui ne sont point sans péché ! Dites-le-nous. Et voici que l'un d'eux me répond. Lequel ? Celui que le Seigneur chérissait le plus, celui qui reposait sur sa poitrine et u buvait ce secret qu'il devait épancher plus tard. Je l'interroge. Êtes-vous pécheur, oui ou non ? Il répond en disant : "Si nous disons que nous sommes sans péché, nous nous trompons nous-mêmes, et la vérité ,n'est pas en nous."

    Saint Augustin, Sermon 135, 8.


  • 12 avril : le chrétien et la societe civile

    Un chrétien n'est pas seulement une personne qui a la foi, mais aussimedium_Feuxartifice.Paris.jpg quelqu'un qui est appelé à être le levain et le sel de la société civile et politique dans laquelle il ou elle vit. L'Église par conséquent inculque à ses fidèles un profond sens de l'amour et du devoir à l'égard de leurs compatriotes et à l'égard de leur patrie. Elle les encourage à vivre en citoyens honnêtes et exemplaires et à travailler loyalement au progrès intégral de la nation dont ils sont fiers d'être les membres.

    Jean-Pal II, Discours aux évêques chinois en visite ad limina, 11 novembre 1980.


  • 6 avril : l'importance de l'ame

    medium_78.Montfort.veillepascale.Bapteme.jpgL'importance, la dignité des Âmes est inexprimable, et vos âmes à vous, Jacques et Raïssa, sont si précieuses qu'il n'a pas fallu moins que l'Incarnation et le supplice de Dieu pour les racheter - exactement comme la mienne... <em>Empti estis pretio magno</em>, vous avez été rachetés à grand prix. Cela mes amis, c'est la clef de tout, dans l'Absolu. On a été racheté, comme des esclaves très-précieux, par l'ignominie et la torture volontaire de Celui qui a fait le ciel et la terre. Quand on sait cela, quand on le voit et qu'on le sent, on est comme des Dieux et on ne s'arrête pas de pleurer.

    Léon BLOY, "Lettre à Raïssa Maritain", 25 août 1905, dans Raïssa Maritain, <em>Les grandes amitiés</em>, Paris, 1949, p. 151.


  • 27 mars : l'ennui

    medium_Ennui.WalterSickert.2.jpg

    Le monde est dévoré par l'ennui. (...) C'est une espèce de poussière. Vous allez et venez sans la voir, vous la respirez, vous la mangez, vous la buvez, et elle est si fine, si ténue, qu'elle ne craque même pas sous la dent. Mais que vous vous arrêtiez une seconde, la voilà qui recouvre votre visage, vos mains. Vous devez vous agiter sans cesse pour secouer cette pluie de cendres. Alors, le monde s'agite beaucoup.

    Georges BERNANOS, <em>Journal d'un curé de campagne</em>.


  • 25 mars : lire la Bible

    medium_lirelaBible.jpgLis constamment la Bible. Aime-la plus que tu n'aimes tes parents (...), plus que tu ne m'aimes moi-même (...). Ne l'abandonne jamais. (...) Et quand tu seras vieux, tu te rendras compte que tous les livres que tu as pu lire ne sont que des commentaires banals de ce Livre unique.

    M. N. Brandstaetter, juif, à son petit-fils Roman Brandstaetter, cité par J. Ablewicz, <em>Vous serez mes témoins</em>, Paris, 1990, p. 75.