Si vous me demandez ce qu'il y a de plus essentiel dans la religion et dans la discipline de Jésus-Christ, je vous répondrais : en premier lieu l'humilité, en second lieu l'humilité, et en troisième lieu l'humilité.
Saint Augustin, Epistola 118, 22.
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Si vous me demandez ce qu'il y a de plus essentiel dans la religion et dans la discipline de Jésus-Christ, je vous répondrais : en premier lieu l'humilité, en second lieu l'humilité, et en troisième lieu l'humilité.
Saint Augustin, Epistola 118, 22.
La charité dépasse l'horizon des frères dans la foi, parce que "tout homme est mon frère" ; en chaque homme, surtout s'il est pauvre, faible, souffrant et injustement traité, la charité sait découvrir le visage du Christ et un frère à aimer et à servir.
Jean-Paul II, exhortation apostolique sur la famille Familiaris consortio, 22 novembre 1981, n° 64.
Nos bonnes œuvres sont autant de coups que nous donnons à l'adversaire, et nos péchés, autant de coups que nous n'avons pas su parer. La victoire complète n'est pas de ce monde. (...) Mais jamais notre rival n'a plus d'avantages sur nous que lorsque nous imitons son attitude orgueilleuse ; au contraire, nous ne prenons jamais mieux le dessus qu'en suivant le Maître au chemin de l'humilité ; et le plus vif déplaisir que nous puissions infliger à l'ennemi, c'est d'aller chercher, dans la confession de nos péchés et dans la pénitence, la guérison de nos blessures.
Saint Augustin, Sermon 351, 6.
Le bien que tu fais, ne le fais pas pour ta propre gloire, mais pour lagloire de celui qui te donne de bien faire. De toi-même, tu n'as que le pouvoir de mal faire : c'est de Dieu que tu tiens le pouvoir de bien faire. Voyez au contraire comment les hommes pervers pensent à rebours. Ce qu'ils font de bien, ils prétendent se l'attribuer ; s'ils font le mal, ils prétendent en faire grief à Dieu. Retourne ce je ne sais quoi de perverti et d'insensé qui met les choses, en quelque sorte, sens dessus dessous : ce qui est au dessus, mets-le dessous ; ce qui est dessous, dessus. Tu prétends mettre Dieu en dessous, et toi au dessus ? Loin de t'élever, tu vas à la chute : car il est toujours au-dessus.
Saint Augustin, In Epistolam Ioannae ad Parthos 8, 2.
Qu'as-tu que tu ne l'aies reçu ? (1 Corinthiens 4, 7).![]()
Toi… orgueilleux ? — De quoi ?
Il s'est anéanti même selon la divinité, car il a anéanti en quelque
façon son être suprême dans le néant de notre nature, sa vie divine dans notre mortalité, son éternité dans le temps, son immensité et son infinité dans la petitesse d'enfance, sa toute-puissance dans la faiblesse et impuissance, sa sagesse dans la folie de la crèche et de la croix, sa sainteté dans la ressemblance de la chair du péché, sa gloire dans les ignominies, sa félicité dans les souffrances, sa plénitude dans la pauvreté, et sa souveraineté dans la dépendance et dans l'assujetissement, etc., etc.
Saint Jean Eudes, Méditations inédites sur l'humilité, Tours, 1848, p. 16-17.
Je voudrais pouvoir m'approcher des sentiments de François de Sales qui écrivait : "Si un ennemi me crevait l'œil droit, je serais capable de lui sourire avec le gauche et s'il me crevait les deux yeux, il me resterait toujours le cœur pour l'aimer".
Albino Luciani (futur pape Jean-Paul 1er), "Lettre au roi David", dans Humblement vôtre, Paris, 1978, p. 65.
Le premier dommage subi par celui qui a soumis sa liberté spirituelle
à la tyrannie de l'orgueil, est d'être comme aveuglé et de perdre ainsi la rectitude de son jugement. Ce que font les autres, y compris le bien, lui déplaît ; il n'y a pour lui plaire que ce qu'il fait lui-même, y compris le mal. Il n'a que mépris continuel pour les réalisations d'autrui et admiration permanente pour les siennes ; il est persuadé que ce qu'il fait, lui, est quelque chose d'unique ; dans tout ce dont il fait l'exhibition, il se congratule intérieurement lui-même, poussé par son appétit de gloire, et, comme il reste intimement persuadé qu'en toutes choses il transcende tout le monde, il chante secrètement ses louanges : on dirait qu'il déambule, en compagnie de lui-même, sur la vaste promenade de ses pensées.
Saint Grégoire le Grand, Moralia 34, 23.
Il me semble que chaque mortel possède tout auprès du centre de sa
machine, et en belle place parmi les instruments de la navigation de sa vie, un petit appareil d'une sensibilité incroyable qui lui marque l'état de l'amour de soi. On y lit que l'on s'admire, que l'on s'adore, que l'on se fait horreur, que 'on se raye de l'existence ; et quelque vivant index, qui tremble sur le cadran secret, hésite terriblement prestement entre le zéro d'être une bête et le maximum d'être un dieu.
Paul Valéry, Monsieur Teste, Lettre d'un ami.
Celui qui cherche la vérité n'a que faire du prestige et de
l'importance. Plus une vérité est profonde, nécessaire, rédemptrice, plus elle doit perdre e, se répandant la suffisance et l'indiscrétion de l'ivresse conquérante. La vérité orgueilleuse ne peut rien donner. Les suprêmes dons doivent être offerts dans des mains suppliantes. Sois humble comme un mendiant, toi qui portes Dieu aux hommes. Et quand ton Dieu est accepté, n'oublie pas que c'est toi qui reçois.
Gustave Thibon, Nietzsche ou le déclin de l'esprit, Lyon, 1948, p. 71.