Ô homme, tu es l'ouvrier de Dieu : le temps de la récompense viendra plus tard.
Quelle prétention d'exiger le salaire avant le travail ! Un ouvrier vient travailler chez toi, lui donnes-tu le salaire avant que l'ouvrage ne soit terminé ? Tu suspecterai sa loyauté s'il te disait : « Paye-moi d'abord, et je travaillerai ensuite. » Ce langage t'indignerait : pourquoi ? Parce que cet ouvrier n'a pas eu confiance en toi, homme sujet au mensonge. Comment Dieu ne s'indignerait-il pas, quand tu n'as pas confiance en la Vérité même ! Ce qu'il t'a promis, il te le donnera, car c'est la Vérité qui a promis. Craindrais-tu qu'il n'ait pas, par hasard, de quoi donner , Il est tout-puissant. Que Lui-même ne soit plus là pour donner ? Il est immortel. Que quelqu'un vienne à lui succéder ? Il est à perpétuité. Sois tranquille. Tu veux que ton ouvrier te fasse crédit toute la journée ; fais crédit à Dieu toute ta vie ; ta vie, elle n'est qu'un moment pour Dieu.
Saint Augustin, En. super psalmos, in XXXV, 13.
rsonnelles, des efforts constants, la lutte contre le mal. Demeurer dans l'amour et dans la doctrine que le Christ a apportée aux hommes ou encore demeurer dans l'Église, ce n'est que la manifestation extérieure de l'union intime de l'âme avec Dieu. C'est dans la communauté ecclésiale que s'incarne et devient visible la koinônia (communion) divine des chrétiens. Enfin celui qui demeure en Dieu « demeure éternellement » (1 Jean 2, 17), ce qui correspond à la possession permanente de la vie éternelle : de par sa nature même la communion du chrétien à la vie divine est destinée à durer toujours.

Quand nous aurons joué nos derniers personnages,