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  • Sanctification de la vie ordinaire

    (tableau général de la France avant 1880) Tout était rythme et rite et cérémonie dans la vie quotidienne… Tour était une élévation intérieure et une prière, toute la journée, le sommeil et la veille, le travail et le peu de repos, le lit et la table, la soupe et le bœuf, la maison et le jardin… Tout leur travail était une prière. Et l’atelier était un oratoire.

     

    Ch. Péguy, cité dans R. Johannet, Vie et mort de Péguy, Paris, Flammarion, 1950, p. 180.

  • Lavaleur du travail

    Dites-vous bien que, au service de Dieu, il n’y a pas de travail de deuxième catégorie : tous sont très importants. La classe du travail dépend des conditions personnelles de celui qui l’exerce, du sérieux avec lequel il l’accomplit, de l’amour de Dieu qu’il y met. Noble est le travail du paysan qui se sanctifie en cultivant la terre, noble celui du professeur d’université, qui unit la culture et la foi, noble celui de l’artisan qui travaille dans son propre foyer, noble celui du banquier, qui fait fructifier les moyens financiers au bénéfice de la collectivité, noble celui de l’homme politique, qui voit dans son activité un service pour le bien commun, noble celui de l’ouvrier, qui offre au Seigneur l’effort de ses mains.

    Saint Josémaria, Lettre, 15 octobre 1948, n° 5, cité par A. Vazquez de Prada, Le fondateur de l’Opus Dei, vol. III, p. 94-95.

  • La famille nombreuse

    Une dame Ruet, d’Ouroux, dans le Rhône, qui avait déjà une nombreuse progéniture, allait être mère encore une fois. Elle vint chercher courage près du saint d’Ars. Elle n’attendit pas longtemps, car M. Vianney l’appela du milieu de la foule. « Vous êtes bien triste, mon enfant, lui dit-il, quand elle fut agenouillée au confessionnal. – Oh ! je suis si âgée, mon Père ! – Consolez-vous, mon enfant… Si vous saviez celles qui sont en enfer, pour n’avoir pas donné au monde les enfants qu’elles devaient lui donner.

    Fr. Trochu, Le Curé d’Ars Saint Jean-Maris-Baptiste Vianney (1786-1859), Lyon-Paris, Emmanuel Vitte, 1929, p. 369.

  • Le jeûne

    Dragon, il a précipité Adam du paradis ; lion, il a persécuté l'Église selon le mot de Pierre : « Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui dévorer » (1 Pierre 5, 8). Ne va pas croire que le diable a perdu sa malice : c'est quand il flatte qu'il faut s'en méfier le plus. Mais au milieu de toutes ses embûches et de toutes ses tentations, qu'avons-nous à faire sinon ce que nous venons d'entendre dans le psaume : « Pour moi, lorsqu'ils me tourmentaient, je me couvrais d'un sac et j'humiliais mon âme dans le jeûne » (Psaume 34, 13). Il y a quelque pour exaucer, n'hésitez pas à prier ; mais celui qui exauce demeure au-dedans de vous.

    Saint Augustin, Homélies sur l'Évangile de saint Jean I-XVI, Paris, Institut des Études augustiniennes, 1993, Œuvres de saint Augustin, vol. 71, Tract. 10, 1, p. 549.