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  • Les effets du baptême

    Quand l'eau régénératrice eut effacé les traces de mon passé, et que mon cœur dès lors purifié se fut rempli d'une lumière d'en haut, lorsqu'un Esprit venu du ciel m'eut donné une seconde vie, et fait de moi un homme nouveau, ce fut un merveilleux changement : au doute succède la certitude, au mystère la clarté, la lumière aux ténèbres ; les difficultés s'étaient évanouies.

     

    Saint Cyprien, Ad Donat. 4.

  • Le baptême de Jésus

    (Lc 3, 21-22) L’Esprit de Dieu était porté sur les eaux : de là il apparaît qu’il n’y a pas de baptême sans l’Esprit Saint. (…) Notre Seigneur Jésus-Christ, qui n’a pas eu à se purifier dans le bain, mais a voulu par son baptême purifier toutes les eaux, a reçu l’Esprit Saint : non qu’il ait jamais été sans l’Esprit Saint, puisque c’est de l’Esprit qu’il est né dans la chair ; mais il a voulu montrer que le vrai baptême est celui où survient l’Esprit Saint.

    Saint Jérôme, Adv. Lucif. 6, 7 ; PL 23, 161-162.

  • Nouvel an : la conversion nécessaire

    Personne ne peut commencer une vie nouvelle s’il ne se repend de sa vie antérieure.

     

    Saint Augustin, Sermon 351, 2 ; PL39, 1537.

  • Le baptême

    On a demandé à chacun de vous s’il croit au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Vous avez confessé la confession salutaire, vous avez été plongés trois fois dans l’eau et vous en êtes ressortis, et par là vous avez représenté symboliquement le Christ enseveli pendant trois jours. Car de même que votre Sauveur est resté trois jours et trois nuits dans le sein de la terre, ainsi vous-mêmes par la première émersion vous avez représenté le premier jour que le Christ a passé dans la terre, et par la première immersion la nuit. (…) En un même moment vous êtes morts et vous avez été engendrés, et cette eau salutaire a été pour vous comme un tombeau et comme une mère (…), votre naissance a coïncidé avec votre mort.

    Ô chose étrange et inconcevable ! ce n’est pas vraiment que nous sommes morts, ni vraiment que nous avons été ensevelis, ni vraiment que nous avons été crucifiés pour ressusciter : ce n’est qu’en figure que nous avons imité (la mort du Christ), mais en vérité que nous avons été sauvés. Le Christ a été réellement crucifié et réellement enseveli, et il est réellement ressuscité. Et tout cela nous a été donné par grâce, afin que participant en imitation à ses souffrances, nous obtenions en vérité le salut. Ô excès d’amour pour les hommes ! Le Christ a reçu les clous dans ses mains et ses pieds immaculés, et il a souffert, et à moi qui ne souffre ni ne peine, il donne le salut par la communion à sa souffrance.

    Saint Cyrille de Jérusalem, Cat. Mystag. 2, 5, PG33, 1081.

  • Dieu

    Dieu est la lumière la plus haute, inaccessible, ineffable, que l’esprit ne peut comprendre, que la parole ne peut exprimer, qui éclaire toute nature raisonnable. Il est dans les réalités spirituelles ce que le soleil est parmi les choses sensibles : plus nous nous purifions, plus il se montre à nous ; plus il se montre à nous, plus nous l’aimons ; plus nous l’aimons, plus nous le saisissons par l’esprit. Il se contemple et se comprend lui-même, et il se répand quelque peu au dehors. Cette lumière dont je parle, c’est celle qui se laisse contempler dans le Père, le Fils et le Saint-Esprit (…) dans l’unique rayonnement de la même splendeur.

    Saint Grégoire de Nazianze, Oratio 40, sur le baptême 5 ; PG 36, 364.