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  • Les conséquences de nos actes

    Homme, si le Paradis n’est pas d’abord en toi, tu n’y entreras jamais. Dieu n’apprécie point le bien que tu fais, mais la façon dont tu le fais, il ne regarde pas le fruit mais seulement le noyau et la racine.

    Angelus Silesius, Le voyageur chérubinique.

  • Ne faire qu'un avec Jésus par l'Eucharistie

    Jésus ne dit pas : « Vous êtes la vigne », mais : « Je suis la vigne ; vous les sarments » (Jean 15, 5). Ce qui signifie : « De même que les sarments sont liés à la vigne, ainsi vous m’appartenez ! Mais, en m’appartenant, vous appartenez aussi les uns aux autres. » Et cette appartenance l’un à l’autre n’est pas une quelconque relation idéale, imaginaire, symbolique, mais – je voudrais presque dire – une appartenance à Jésus-Christ dans un sens biologique, pleinement vital. (…) « Je suis la vraie vigne », signifie cependant en réalité : « Je suis vous et vous êtes moi », une identification inouïe du Seigneur avec nous, avec son Église.


    Benoît XVI, Homélie au stade olympique de Berlin, 22 septembre 2011.

  • Le retour du paganisme

    Seigneur, si le monde est séduit par tant de prodiges, s’il connaît aujourd’hui un tel retour offensif du paganisme, c’est que nous avons laissé s’affadir le sel de votre doctrine. Seigneur, aujourd’hui comme hier et comme en tout temps, il n’est de salut qu’en Vous – et qui sommes-nous pour oser discuter ou réviser vos enseignements ? Seigneur, gardez-nous d’une telle tromperie et rendez-nous, s’il en est besoin, non seulement une foi soumise, mais l’estime ardente et concrète de votre Évangile !

    H. de Lubac, Le drame de l’humanisme athée, Paris, Spes, 1959, p. 132.