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  • Nés pour aimer

    Nous naissons avec un caractère d'amour dans nos cœurs, qui se développe à mesure que l'esprit se perfectionne, et qui nous porte à aimer ce qui nous paraît beau sans que l'on nous ait jamais dit ce que c'est. Qui doute après cela si nous sommes au monde pour autre chose que pour aimer ?

    Pascal, Discours sur les passions de l'amour. (mais il ne pousse pas le raisonnement jusqu'à dire que nous sommes sur terre pour aimer Dieu...)

     

  • 2 février : la Chandeleur

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    Saint Anselme, au sujet du cierge que l'Église nous fait porter aujourd'hui (la Chandeleur), exprime cette belle pensée : « Trois éléments le composent, dit-il : la mèche, la cire et la flamme. La mèche, c'est notre âme ; la cire, l'humanité, la chair virginale de Jésus-Christ ; la flamme, sa divinité. Or, Jésus et Marie font tout pour que ce pieux symbole se réalise en nous, pour que notre union avec Notre Seigneur soit si étroite que sa chair eucharistique divinise, pour ainsi dire, la vôtre, et que sa divinité elle-même vous pénètre et vous embrase de son amour.

     

    R. P. Olivaint, Conseils aux jeunes gens, recueillis par le P. Ch. Clair, Paris, 1897, p. 87-88.

     

     

  • Nos souffrances nous pèsent

    Jésus crucifié apparut un jour à la Sœur Madeleine Orsini, religieuse dominicaine. Comme elle était, depuis longtemps déjà, sous le coup d'une grande épreuve, Jésus l'encouragea à rester avec lui sur la croix, en souffrant avec patience. « Mais, Seigneur, lui dit-elle, vous n'avez souffert que trois heures sur la croix, et moi, voilà des années que j'endure cette peine. - Ah ! Ignorante, que dis-tu ? Lui répondit le Sauveur. Depuis le premier instant de ma conception, j'ai souffert dans mon cœur tout ce que je souffris plus tard à ma mort sur la Croix ».

    Saint Alphonse de Liguori, Les gloires de Marie, Première douleur.