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  • Jésus et Marie

    47.Rocamadour.jpegJésus est en la Vierge ; il est en elle comme en son repos, comme en son paradis, comme en son ciel empyrée, comme en son temple, comme en sa Mère. En cet état-là, et en ce temps-là, la Vierge est un sanctuaire où il y a plus de merveilles qu'il n'y en avait pour lors au ciel : un Homme-Dieu, un Verbe-Enfant, un Enfant-Dieu, un corps souffrant joint à une âme glorieuse, une vie humainement divine et divinement humainne ; un esprit régissant tous les corps et tous les esprist de l'univers, un ordre singulier, ordre de l'union hypostatique, ordre éminent sur tous les ordres de nature, de grâce et de gloire.

     

    Card. de Bérulle, « Vie de Jésus », Les Mystères de Marie, Paris, Grasset, 1961, p. 159.

  • Le trésor du silence

    Tout homme qui se plaît dans l'abondance des paroles, même s'il dit des choses admirables, est vide au-dedans.

    Si vous aimez la vérité, soyez un amant du silence.

    Alpes2.jpgLe silence comme la lumière du soleil vous illuminera en Dieu et vous délivrera des fantômes de l'ignorance.

    Le silence vous unira à Dieu lui-même. (...)

    Aimez le silence plus que tout ; il vous apporte un fruit que la langue ne peut décrire.

    Au début, il faut nous forcer pour être silencieux.

    Mais alors quelques chose naît qui nous porte au silence.

    Veuille Dieu nous donner l'expérience de ce « quelque chose » qui est né du silence.

    Si seulement vous pratiquez cela, une lumière indicible se lèvera sur vous en conséquence.

     

    Isaac de Ninive, cité par Thomas Merton, Les voies de la vraie prière, Paris, Cerf, 1969, p. 29.

  • Le Salve Regina

     

    NDPilier.Saragosse.jpegCette prière culmine dans la demande : « Montrez-nous Jésus. »

    C'est ce que Marie réalise en permanence, comme cela est figuré dans tant d'images de la Sainte Vierge répandues (...).

    Elle, avec son Fils dans les bras, comme ici au Pilar, nous le montre sans cesse comme « le chemin,n la vérité et la vie » (Jn 14, 6).

    Parfois, avec son Fils mort sur ses genoux, elle nous rappelle la valeur infinie du sang de l'Agneau qui a été répandu pour notre salut (cf. 1 P 1, 18s ; Ep 1, 7).

    En d'autres occasions, en s'inclinant vers les hommes, elle rapproche son Fils de nous, et nous fait sentir la proximité de celui qui est la révélation radicale de la miséricorde (cf. Dives in misericordia, n° 8), se manifestant ainsi elle-même comme la Mère de la Miséricorde (ibid., n° 9).

     

    Jean-Paul II, À Notre-Dame del Pilar de Saragosse, novembre 1979.