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  • L'égoïsme des païens

    Ils n’ont aucun goût pour considérer cette assemblée désirable des citoyens d’en haut ; jamais, dans une rayonnante ardeur, leur regard ne se porte sur ces fastes de la solennité intérieure et, dans l’intime de leur cœur, point d’aile contemplative qui les soulève. Ils sont les esclaves des seules choses visibles ; ils n’entendent rien, au-dedans, de cette douceur céleste, parce que le vacarme des affaires du siècle bouche l’oreille de leur cœur et les rend sourds.

    Saint Grégoire le Grand, Morales sur Job 30, 5, 21.

  • Encore sur le Notre Père

    Comme le premier mot est doux ! Homme, tu n’osais pas lever ton visage vers le ciel, tu baissais les yeux vers la terre, et soudain tu as reçu la grâce du Christ, tous tes péchés t’ont été remis. (…) Ne te fie donc pas à ton action, mais à la grâce du Christ. (…) Ce n’est pas là de la présomption mais de la foi. Proclamer ce que tu as reçu n’est pas orgueil, mais dévotion. Lève donc les yeux vers le Père qui t’a engendré par le bain (du baptême), vers le Père qui t’a racheté par son Fils, et dis : « Notre Père ! » C’est une juste prétention, mais elle est modérée. Comme un fils, tu l’appelles Père.

    Saint Ambroise, De Sacr. 5, 19 ; SC 25, p. 93).

  • Près de l'Eucharistie

    J’écris tout près de la chapelle. C’est un bienfait si inconcevable d’avoir le Christ en son corps présent chez soi, dans ses murs ; cela dissipe tous les autres privilèges et détruit – ou pourrait le faire – toute souffrance. Savoir qu’Il est tout proche, avoir l’occasion, durant la journée, d’aller vers Lui à tout moment ! Soyons sûrs, mon ami, que vous n’êtes pas oublié, quand je me trouve ainsi en Sa présence.

    J. Newman, dans Wilfrid Ward, The Life of J. H.Cardinal Newman, Londres, Longmans, Green and Co, 1912, I, p. 118.